État du marché de l’assurance-crédit et de l’affacturage : les tendances pour 2020

Après plusieurs années de baisse des prix en assurance-crédit et de souplesse dans la délivrance des garanties, le marché s’est progressivement retourné en 2019.

Les tarifs se sont stabilisés et devraient repartir à la hausse en 2020.

Les assureurs-crédit sont actuellement confrontés à la maturité de leur marché et à d’importantes pressions sur les prix. Nous observons que ces derniers misent de plus en plus sur l’augmentation de leurs frais accessoires et le développement d’activités connexes (caution, assurance moyen-terme…)

Les trois assureurs-crédit (Atradius, Coface et Euler Hermes) qui se partagent 90% du marché ont globalement plutôt maîtrisé le risque en 2019, mais accentué la réactivité dans les résiliations et réductions de garanties.

Le contexte 2020 ne devrait pas conduire à un assouplissement des positions avec des actualités internationales rythmées par les rebondissements sur le Brexit, une guerre commerciale sino-américaine et de fortes tensions au Moyen-Orient. Nous noterons en outre que le niveau d’endettement des entreprises est particulièrement élevé, ce qui pourrait lourdement impacter l’économie en cas de remontée des taux d’intérêt.

Certains secteurs seront particulièrement surveillés, comme le BTP sur fond d’augmentation significative de la sinistralité ou l’automobile qui subira de plein fouet le durcissement des contraintes réglementaires.

Nous noterons également la tendance de recherche de couvertures sur le secteur de la GMS, réputé autrefois être un excellent risque et qui tente depuis plusieurs années de faire évoluer son modèle dans un environnement en pleine mutation.

Le financement du poste clients représente encore un facteur clé dans la mise en place de l’assurance-crédit.

 

Le marché de l’affacturage poursuit sa croissance de 10% l’an et suit la même tendance depuis près de 20 ans.

L’environnement de taux bas et la forte concurrence entre la dizaine d’acteurs du marché français conduit à une pression structurelle de baisse sur les prix.

La démocratisation de ce mode financement, les contraintes en matière de consommation de fonds propres pour les établissements bancaires et les innovations produits des intervenants contribuent à la progression du marché.

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